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  • : Méthode Vittoz: être pleinement présent, conscient, au quotidien; santé mentale; concentration, mémoire; moins de rechutes dépressives
  • : Le Vittoz a prouvé son efficacité dans de nombreux cas de mal être et de maladie psychosomatiques. Excellent outil de prévention pour la santé mentale par ses effets bénéfiques sur le stress et le développement de la conscience de soi. Ce blog a pour ambition de le faire connaître la méthode et les progrès concernant la santé psychique.
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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 10:05

La phrase du jour:

Il faut apprendre à dire "OUI" à ce qui est, dans les petites choses quotidiennes afin de pouvoir dire OUI aux évènements plus difficiles.

Cela demande de l'entraînement, que les exercices Vittoznous proposent.

Comment faire?
  • En vivant pleinement chaque instant grâce à l'état de présence. Exemples:
    • Accueillir ses sensations

Oui, je sens mes mains sous l'eau du robinet,

Oui, je sais que j'inspire car je le sens

Oui, je sens mon dos appuyé sur le dossier du siège,

Oui je sens que je suis en train d'éplucher une carotte: j'accueille sa couleur, je sens son poids, sa forme, sa température, je sens mes gestes pour l'éplucher etc...

Ce sont des "actes conscients" dont je peux émailler ma journée, en ne laissant - pendant quelques brefs instants - aucune place aux commentaires ou au vagabondage cérébral.

  • Accueillir les évènements tels qu'ils sont, dire un OUI SENTI corporellement, (s'entraîner à sentir physiquement quand on "résiste" encore intérieurement ou quand on s'ouvre pleinement)
    • Oui, la météo est ce qu'elle est aujourd'hui,
    • Oui, je dois rester encore confiné
    • Oui, mes enfants ont besoin de moi
    • Oui, ma santé n'est pas terrible en ce moment
    • etc...
  • Après - et seulement après - avoir accepté l'évènement avec objectivité, c'est à dire sans commentaires inutiles, sans jugement hâtif, sans ruminations, alors rentre en jeu ma liberté:
    • Est-ce que cela me convient?
      • Si oui, pas de problème: instant de gratitude - à ne pas oublier! ("N'oubliez pas d'être heureux", comme le propose Christophe André dans son livre!)
      • Si non, 2 situations:
        • soit je peux changer quelque chose à la situation, auquel cas je décide clairement de ce que je peux faire pour améliorer, soit dans l'immédiat soit comme projet,
        • soit je n'y peux rien et là aussi, j'ai le choix entre
          • continuer à ruminer, râler, protester, regretter et...souffrir et/ou faire souffrir: j'ai le droit.
          • dire OUI, c'est comme ça, et me faire intérieurement un petit instant d'auto-empathie (comme si quelqu'un me prenait dans ses bras pour me donner toute sa compréhension et me consoler, sauf que ...ce quelqu'un c'est moi-même, c'est la partie de moi qui me veut du bien, c'est la "bonne mère" en moi), et ...je ne me rajoute pas de souffrance inutile.
            • Si l'évènement est très douloureux, je prends le temps nécessaire à mon chagrin: larmes, écriture, expression artistique quelconque, demande d'aide pour être écouté, partage avec d'autres dans la même situation etc... mais sur un fond d'acceptation.
  • apprendre l'auto-empathie c'est apprendre à s'aimer soi-même
Petit rappel de l'origine de la méthode Vittoz

(cité dans "le petit journal Vittoz" de Patrick Bobichon http://bobichonp2@pb06.ascendbywix.com )

 

C'est toujours bon de revenir aux sources!

 

Qui était le Docteur Roger Vittoz?

 

Le docteur Vittoz, médecin généraliste suisse (1863-1925) était un contemporain de Freud, de Jung et de Janet. Leurs pratiques respectives les a confronté à la montée des maladies nerveuses. Le docteur Vittoz s’est d’abord intéressé à l’hypnose. Il s’est formé à la Salpétrière à Paris avec le professeur Charcot. Mais il a conclu très rapidement que cela rendait ses patients passifs par rapport à leurs troubles anxieux et nerveux.

 

A l’époque où Freud découvrait l’inconscient, que Janet précisait les termes de subconscient, le docteur vittoz a fait un choix différent : il a choisi de porter son travail thérapeutique vers l’élargissement de la conscience, le développement de l’attention à l’instant présent, l’ancrage corporel dans l’ici et maintenant par des exercices sensoriels, des exercices de concentration et de volonté. Pour Vittoz, être conscient, ce n’est pas penser, c’est sentir.  Pour penser juste,  il faut sentir juste.

Il a mis en place sa méthode par l’observation de ses patients et un travail sur soi. En effet, il a noté que ses patients étaient très rarement présents à la situation vécue dans l’ici et maintenant : ils étaient soit dans des ruminations par rapport au passé, soit dans des anticipations ou projections anxieuses sur un avenir, par définition incertain.

 

Il a lui-même traversé une période de fatigue mentale à la suite d’une maladie infectieuse (une scarlatine) pendant ses études, lui fit expérimenter et mettre au point des exercices pour rétablir les fonctions cérébrales dans leur souplesse et leur liberté. La seule façon de reposer son cerveau, d’arrêter la "machine à penser", c’est de se mettre en réceptivité.

 

Dans ce contexte, le docteur Vittoz a mis au point une psychothérapie à médiation corporelle. En effet, cette méthode utilise le corps comme moyen d'accès et de mobilisation de la vie psychique. C’est pourquoi, Vittoz fait partie des premiers psychosomaticiens. L'accès au corps va se faire par des mises en situation au travers d'exercices pratiques.

 

Le Dr Vittoz a fondé sa théorie sur une conception du fonctionnement cérébral et non du fonctionnement de la psyché.

 

C’était un précurseur, car il a écrit son unique livre : Le traitement des psychonévroses par la rééducation du contrôle cérébral (1911), dans lequel il parle du cerveau et de l’importance d’apprendre à mieux le contrôler. En effet, il écrit « cette méthode a pour base que tout état psychasthénique est dû à un fonctionnement défectueux du cerveau, et que c’est là, que nous devons trouver le remède ».

 

Il considère que le cerveau a deux fonctions principales, la réceptivité et l’émissivité.

 

En mode réceptivité, le cerveau reçoit les informations de l’environnement extérieur à travers les 5 sens. Dans cette polarité, le cerveau est à l’état de repos. « J’accueille ce qui vient, ce qui est ».

 

En mode émissivité, le cerveau après traitement des informations reçues, va émettre une pensée, une réflexion, une décision. «Je concentre toute mon énergie psychique en un point – je suis concentré, focalisé».

 

Ces deux fonctions, la réceptivité et l’émissivité, sont normalement en équilibre, mais chez les patients angoissés, anxieux fatigués ou stressés, la fonction émissive est incontrôlée. Ils ne peuvent plus s’arrêter de penser, de cogiter. Cette pensée incessante crée un état de fatigue et de stress. 

 

Ce que le Dr Vittoz nomme « le contrôle cérébral » est la capacité que nous avons de passer de la fonction réceptive à la fonction émissive quand nous le décidons.

 

Pour le Dr Vittoz, tous les symptômes comme l’anxiété, la dépression, l’angoisse, parfois même jusqu’à la confusion. peuvent s’améliorer et même s’amender par la pratique des exercices de réceptivité et d’émissivité.

Son objectif était de s’attaquer à la cause du déséquilibre et non pas simplement au symptôme. Vittoz voulait donner au patient « les moyens de se guérir lui-même » en renforçant les ressources de son moi conscient.


Il situait l’origine du déséquilibre dans l’enfance, quand face à des frustrations répétées ou à des chocs graves, l’enfant, pour fuir un réel traumatisant, se replie sur lui-même se coupant de ses sensations et de ses émotions, s’absentant dans un vagabondage mental qui s’interpose entre lui et la réalité. Ce phénomène dure en général bien au-delà de l’enfance.


L'approche du Vittoz consiste donc à reconnecter le patient avec les sensations dont il s’est coupé, en expérimentant de multiples exercices sensoriels, somesthésiques et mentaux - en séance et hors séance -, pour lui permettre de rentrer en contact avec lui-même.


En considérant le patient dans son unité corporelle, affective et mentale, en partant du ressenti et des sensations corporelles les plus simples, reliées à une parole adressée au thérapeute, la Méthode Vittoz permet aux patients d’apaiser leurs malaises psychiques et les symptômes physiques qui en sont la conséquence, et de rétablir cette base d’équilibre cérébral sans laquelle toute thérapie bute sur l’incapacité à enclencher un changement.

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